D'une maison d'angle à une salle du soir
Trois ans de chantier, deux frères et une idée simple : garder la pierre telle qu'elle était et n'ajouter que ce qui sert à manger et à jouer.
Ce que nous avons trouvé derrière le plâtre
Le rez-de-chaussée avait été cloisonné dans les années soixante pour faire une mercerie. Sous le placoplâtre, les deux arcades étaient intactes, et le pilier central portait encore la trace d'un anneau.
Les niches à grain du mur nord servaient à mesurer ce que les paysans vendaient sur la place. Nous les avons nettoyées, éclairées, et laissées vides.
Le cellier, lui, n'avait jamais été touché : sol de terre battue, voûte basse, huit degrés constants. Il est devenu le salon de cartes.

Deux arcades
Ouvertes sur la place, fermées par des vitrages en hiver.
Quatre niches
Les anciennes mesures à grain, gardées telles quelles.
Un cellier
Cinq tapis, aucune fenêtre, aucune machine.
Quatre choses auxquelles nous tenons
- Une partie reste une partie : rien à miser, rien à remporter, aucune ardoise en fin de soirée.
- La cuisine ne va pas chercher plus loin que la vallée, quitte à raccourcir l'ardoise.
- La pierre ne se repeint pas : ce qui est abîmé se répare, ce qui est vieux se garde.
- Personne ne repart au volant après avoir trop bu sans qu'on ait proposé un taxi.
Deux précisions
Peut-on visiter le cellier sans jouer ?
Oui, en début de soirée, quand les tables ne sont pas encore prises.
Les arcades sont-elles ouvertes toute l'année ?
De mai à septembre, quatre tables y sont dressées. L'hiver, elles sont vitrées et servent d'entrée.